Grand Jean Jacques

album
isrc
created
tempo
genre
length
Main Tenant
USCD10367209
2007
slow
classical
3:52
guitar
clarinet
upright bass
Albert, Gibson CE
Sheldon Brown
Marty Eggers
music
& lyrics
Albert Benichou
© 2007 BMI

download

The title is first a wink to Jacques Brel's song Grand Jacques, but here stops the allusion. Grand Jean Jacques is a reference to Jean Jacques Rousseau, the eighteen century Swiss philosopher. He submitted a small book to a competition organized by the academy of Dijon (France) titled "on the origins of inequality among human beings", and I always found it remarkable. We could almost say that for Rousseau, the lost paradise is nothing else than the far past era when we all were savages, without ego, thoughts, or pain.

Le titre est d'abord un clin d'œil au Grand Jacques de Jacques Brel mais la s'arrête l'allusion. Grand Jean Jacques est une référence à Jean Jacques Rousseau, le philosophe suisse du XVIIIe siècle. Il a soumis un petit livre à un concours organisé par l'académie de Dijon et qui s'intitule "sur l'origine de l'inégalité entre les hommes" et que j'ai toujours trouvé assez remarquable. On pourrait presque dire que pour Rousseau le paradis perdu n'est rien d'autre que l'époque assez lointaine, lorsque nous étions tous des sauvages, sans ego, sans pensées, et sans peines.

The player will show in this paragraph

Grand Jean Jacques

How sweet was the time
when we were savages
drinking water from a creek,
eating under an oak tree
Resting in the shade
of the branches
No thinking, no sadness

When evening fell,
each finding the other at random
male and female for
a single night's pleasure
Without the obligation yet
of eternal faithfulness
which only turns us into adulterers

How sweet was the time
when we were savages
without borders or property
What folly this
self-imposed slavery
in the name of civilization

Poor us, wanting only to dominate
so proud of our laws
that create their own injustice
If innocence is lost forever
Only virtue can vanquish a life of artifice

Grand Jean Jacques

Qu'il était doux le temps
où nous étions sauvages
boire l'eau d'un ruisseau,
diner sous un chêne
Se reposer à l'ombre
de quelques feuillages
sans plus de pensées que de peines

Quand venait le soir
chacun au hasard se cherchait
male et femelle pour une seule
nuit à se plaire
Sans-encore le devoir
d'une éternelle fidélité
qui ne sert qu'à faire des adultères

Qu'il était doux le temps
où nous étions sauvages
sans frontières et sans propriétés
Quelle folie de s'être
imposer tant d'esclavage
au nom d'un monde plus civilisé

Pauvres individus, à trop vouloir dominer
et fiers de nos lois réprimant
leurs propres injustices
Si perdue à jamais, l'originelle félicité
seules les vertus vaincront une vie d'artifice

Chords Score